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Le Centre de l’épaule vous propose régulièrement une actualité concernant l’épaule dans toute sa globalité que ce soit symbolique, esthétique, chirurgicale, sociale, posturale ou en rapport avec de nouvelles connaissances en matière de technique, de rééducation et de sport

Les actualités centre de l'épaule Bordeaux
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EPAULE ET TYRANNIE DU RETOUR RAPIDE POST OPÉRATOIRE

Phénomène sociétal, au travail et dans le sport, tout doit être rapide: la Chirurgie est rapide mais la guérison est lente. Pourtant elle devient un délai à optimiser. Chacun se pense plus apte à cicatriser rapidement par rapports aux moyennes établies et aux données médicales.

‼️Une épaule lésée n est pas un signal ou une alerte, c est déjà trop tard, c’est une panne. Le corps a résisté un temps.
Mais comparé à une machine, la panne comme un bug, il suffirait d’une manipulation pour repartir à zéro sans délai.

✅ILLUSION:

La chirurgie rassure, prise comme une solution nette et rapide, “banalisée” pour beaucoup, elle devrait permettre de répartir aussitôt.
Mais en vérité, la guérison est longue, faite de répétition et de patience, de douleurs et de contraintes, de kiné et de lenteur de cicatrisation des tissus qui doit se réaliser dans le mouvement.

✅SOCIÉTÉ et PERFORMANCE:

Revenir vite au niveau, c’est être plus performant, meilleur et sérieux avec une sorte de vertu morale.
À contrario, prendre son temps serait être paresseux, fragile et sans motivation.

✅RÉÉDUCATION

➡️La Chirurgie répare rapidement avec les techniques actuelles peu invasives. Pourtant après la Chirurgie c est là que tout commence pour le patient.

➡️La rééducation postopératoire se fait sur le long terme comme reconstruction lente en accompagnant la cicatrisation tissulaire, l’assouplissement des structures et le maintien du jeu articulaire. Le rôle du kiné est fondamental dans cette optique. Adaptabilité selon les Chirurgies et les patients, toute standardisation devient délétère.
Allez trop rapidement en brûlant les étapes connues des temps de cicatrisation et de récupération, par un retour prématuré au travail sous la pression sociale ou sportive voire de l’égo, c’est maintenir le corps dans une posture inadaptée. Cela ne fera aucunement gagner du temps mais déplacera le temps.

💡Le piège, c’est de confondre aller mieux et être prêt:
– Moins de douleur ne veut pas dire des tissus solides et capable de résister aux contraintes simples de la vie quotidienne, encore moins aux exercices contre résistance.
Lorsque l’on sait qu’une épaule fait 10 000 mouvements lors d’une journée.
– Plus de mouvement ne veut pas dire contrôle des structures. La biologie n’est pas perceptible, la sensation seule ne suffit pas pour connaître. Elle n’est pas un savoir.
Et reprendre “à peu près” n’est pas un idéal, mais une erreur.

‼️➡️Brûler les étapes, c’est souvent :
• compenser avec les cervicales, du deltoïde et des muscles péri scapulaires mais aussi de l’épaule opposée.
• s’épuiser mentalement: pourquoi je régresse ?
• relancer l’inflammation,
• et parfois revenir à la case départ avec une nouvelle lésion par absence de cicatrisation.

➡️Alors il faut essayer de changer de logique :
Ne pas courir après une date, mais construire son épaule sur la durée.

= le but n’est pas de reprendre vite, c’est de reprendre juste.

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ÉPAULE ET LE PRIX DE L’ ÉTIQUETTE DIAGNOSTIQUE

Réflexion: Les mots qui décrivent une imagerie d’épaule ou qui sont employés par un thérapeute vont avoir un impact considérable pour le patient.

Dans une société où les individus considèrent l’activité professionnelle majoritairement comme la cause de toutes leurs pathologies d’épaule.

➡️ Pour le patient, mettre un mot sur la douleur, c’est avancer dans sa causalité pour permettre d’enclencher l’imputabilité des gestes répétitifs professionnels.

➡️ Les termes utilisés posent problèmes car ils surestiment l’aspect pathologique:

– BURSITE:
souvent description erronée d’un plan de glissement et non d’une réelle augmentation pathologique de la bourse.

– TENDINOPATHIE FISSURAIRE:
le plus souvent léger décollement millimétrique intra tendineux distal entre le plan profond et superficiel, sans conséquence.

– CALCIFICATION:
il faut du volume pour avoir une répercussion clinique. À ne pas confondre avec une enthésopathie.

– RUPTURE PARTIELLE TRANSFIXIANTE: antinomique car la rupture est soit partielle dans l’épaisseur du tendon soit transfixiante par désinsertion osseuse: pronostic différent.

✅Les consultations chirurgicales sont submergées de patients avec des diagnostics écrits de tendinopathies.
Les patients ne comprennent pas la persistance de leurs douleurs malgré la normalité annoncée de leurs imageries.

‼️Attention à l’étiquette diagnostique utilisée qui aura un impact pour tous.
Un écrit de fissure sans connaître les implications peut devenir un problème.
Un écrit de tendinopathie après une chute est une erreur.
Le patient focalise sur les termes.

‼️Comme si une imagerie dite NORMALE n’était jamais possible et qu’il fallait à tout prix répondre aux demandes du patients et trouver une explication structurale à ses douleurs.

✅Naturellement l’insatisfaction du patient qui désire absolument une étiquette ainsi qu’une une reconnaissance n’est pas du ressort du thérapeute mais il doit lui expliquer plus précisément que ses douleurs surviennent dans un contexte de tissus déséquilibrés et de leur vieillissement naturel du fait de la bio mécanique de l’épaule et des gestes de la vie tout court, d’une posture déficiente et d’un manque de tonus musculaire.

➡️Rééduquer, infiltrer, opérer pour une image décrite sans remettre en cause l’exactitude du parallélisme radio-clinique peut entraîner l’ensemble des acteurs dans une surenchère thérapeutique.

🔥Le chirurgien estime grâce à sa connaissance (unique et spécifique) sur l’aspect réel des tissus qu’il manipule et visualise in vivo, que la récupération se fera normalement à condition d’être volontaire, progressif, avec de la patience et sans recherche de bénéfice secondaire.
Une conduite à tenir idéale est à proposer au patient afin de lui redonner confiance dans son épaule et pour qu’il n’hésite plus à l’utiliser. La douleur n’est aucunement le reflet d’un élément de gravité. C’est un signal de réajustement nécessaire.

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Partie 2: Période postopératoire de la coiffe des rotateurs: cicatrisation et rééducation.

✅Les ruptures tendineuses de la coiffe des rotateurs sont le plus souvent dues au vieillissement des structures lors de l’utilisation quotidienne de l’épaule (cf partie 1).
Majoritairement ces lésions surviennent dans des tranches de population supérieures à 60 ans même si des personnes entre 45 et 60 sont fréquemment retrouvées en dehors de tout traumatisme par chute ou effort brusque.

✅Les réparations tendineuses de la coiffe permettent de repositionner le tendon à nouveau sur son empreinte osseuse d’origine, sur l’humérus.
Le repos post opératoire le plus souvent de 6 semaines s’impose afin d’éviter les mouvements inopportuns pouvant compromettre la cicatrisation tendineuse.

🧬🩸Cette cicatrisation prendra un minimum de 3 mois au niveau de l’enthèse afin de retrouver au niveau microscopique une bonne intégration tendineuse avec la surface osseuse au point de contact.
🔹 Phase inflammatoire (0-2 semaines)
• Formation d’un caillot sanguin et début de la réparation tissulaire.
• Le tendon est très fragile.
🔹 Phase proliférative (2-6 semaines)
• Production de collagène et renforcement progressif du tissu cicatriciel.
• Le tendon reste vulnérable, mais la fixation commence à se solidifier.
🔹 Phase de remodelage (6 semaines – 6 mois)
• Le tendon gagne en résistance, mais reste plus faible qu’un tendon sain.
🔹 Phase de maturation (6-12 mois et plus)
• Le tendon continue à se renforcer et à s’organiser selon les contraintes.

⚠️C’est pourquoi il faut prendre un soin particulier dans la réalisation des protocoles de rééducation postopératoire, lors de la phase passive initiale permettant de récupérer une liberté articulaire dans les secteurs appropriés, mais aussi et surtout pendant la phase active. Cette phase active ne doit pas devenir l’impératif catégorique qui garantirait la réussite thérapeutique. Le but ultime reste la parfaite cicatrisation tendineuse avant tout.

✅Cette première période de trois mois est essentielle, car elle va permettre de récupérer les plans de glissement tout en protégeant la réinsertion tendineuse dans sa phase de cicatrisation.
La deuxième phase de récupération entre trois et six mois va se faire avec la même attention, sans résistance, en éduquant le patient sur le problème essentiel de l’abduction et des contraintes sur les tendons, d’autant que les patients se retrouvent à nouveau plongés dans leur vie quotidienne après une période d’immobilisation et de repos imposé.

✅Ne pas brûler les étapes, pour le thérapeute comme pour le patient. Tout depart de travail musculaire prématuré et mal adapté compromettra la solidité et la pérennité des tendons opérés.

⚠️Le renforcement musculaire , est-ce nécessaire dans cette période post-opératoire?
partie 3 à suivre.

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➡️Partie 1: Pourquoi une rupture de coiffe des rotateurs?


* 17 muscles accompagnent le fonctionnement normal de l’épaule pour toutes les activités du membre supérieur dans l’espace.
L’articulation gléno-humérale est soumise à un compromis délicat entre mobilité et stabilité, avec des contraintes biomécaniques qui reposent autant sur l’ensemble des structures ligamentaires et tendino-musculaires.

✅L’abduction du bras implique un équilibre subtil entre forces externes (poids du bras 5% du poids corporel, la gravité), forces musculaires (deltoïde vs coiffe des rotateurs), pression intra-articulaire et contraintes capsulo-ligamentaires.
Plus l’abduction augmente et plus les contraintes en pression sur l’articulation augmentent: moment de la force et bras de levier
Pour maintenir l’abduction et contrer la gravité, le deltoïde génère une force de 24kg ce qui entraine une pression articulaire réactionnelle importante.
• Des études estiment qu’à 90° d’abduction, cette force de réaction articulaire peut atteindre 9 à 10 fois le poids du bras, soit environ 40 kg de pression sur la glène.
• Plus l’abduction augmente, plus elle croit pouvant atteindre 100-150 kg.
• La coiffe des rotateurs (supra-épineux, infra-épineux, subscapulaire, petit rond) stabilise la tête humérale contre la glène.
• Elle évite une ascension excessive de l’humérus sous l’acromion, contrant dans le même temps l’action du deltoïde.
Mais selon l’abduction la pression change
• 0-30° : Le supra-épineux est dominant, pression modérée.
• 30-90° : Le deltoïde augmente son action, la pression articulaire grimpe.
• >90° : La pression atteint des valeurs maximales, surtout si la scapula ne suit pas le mouvement (dyskinésie scapulaire).

💡Dans ces conditions, en dehors d’une chute et d’un traumatisme direct, inéluctablement, avec une moyenne de 10 000 mouvements de l’épaule par jour, les conséquences en terme de souffrances articulaires et surtout tendineuses sont inévitables.
Nous utilisons constamment l’abduction du bras tout au long de notre vie, très rarement sans tenir un objet en pleine main: ce qui nécessairement accroît les contraintes.
Nos structures tendineuses ne restent pas impassibles face à toutes nos actions « automatiques » de l’épaule au cours du temps.

💡Souvenez vous bien de cette biomécanique subtile et bien équilibrée qu’il convient d’éduquer patiemment dès le plus jeune âge et de protéger constamment par un équilibre musculaire et postural approprié et protégé.

❗️Cela sera d’autant plus primordial après une chirurgie de réparation tendineuse (partie 2 à suivre)

– Remarque: de multiples autres facteurs non mécaniques augmentent le risque de lésion tendineuse: tabac, facteurs génétiques, métaboliques et biologiques, thérapeutiques…

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INDICATIONS CHIRURGICALES ET COIFFE DES ROTATEURS

Mémo pour les patients et les thérapeutes concernant les indications opératoires pour le Chirurgien de l’épaule.

‼️‼️Encore une fois attention aux intitulés de fissure transfixiante ou de rupture partielle transfixiante car c’est le caractère TRANSFIXIANT qui fait la gravité de la lésion. Ne pas penser que cela n’est rien à cause du mot « fissure » ou « partiel ».

Les patients qui viennent consulter les Chirurgiens pour un problème de coiffe des rotateurs devraient avoir à l’esprit que le but de cette consultation est de savoir s’ils ont besoin ou non d’une chirurgie compte tenu des lésions de ruptures tendineuses diagnostiquées en amont. Le Chirurgien le plus souvent arrive en fin de course dans la prise en charge de ces lésions dégénératives.

– Il en est autrement dans le cadre de traumatismes et de lésions aiguës de rupture où la chirurgie est souvent indiquée dès que possible.

‼️Les douleurs de TENDINOPATHIES, de BURSITE, de MICROCALCIFICATIONS ou de FISSURES ISOLÉES ne seront pas chirurgicales même si les traitements conservateurs de type rééducation et infiltrations sont un échec.

➡️Il faut mettre l’accent sur tout un contexte biologique, médicamenteux, postural, musculaire, psychologique et de recherche d’un bénéfice professionnel.

✅Pour le Chirurgien les principales indications sont claires:
– Rupture transfixiante de la coiffe des rotateurs, voire quasi transfixiante quand plus de 50 % de l’épaisseur du tendon est atteinte. Attention à la rétraction!!!
– Rupture du sub-scapulaire associée ou non à une instabilité du long biceps.
– Conflit sous acromial avec un acromion agressif en échec.
– Macrocalcificatiin en échec.
– Arthropathie congestive acromio-claviculaire en échec.

➡️Naturellement de nombreux facteurs influencent l’indication chirurgicale en complément de l’imagerie. Ces indications ne sont pas exhaustives.

Cas particuliers:

➡️ Chez un patient jeune, une petite rupture tendineuse sans rétraction, infra centimétrique et bien tolérée cliniquement peut évidemment être surveillée cliniquement et par une nouvelle imagerie.

➡️Un patient de plus de 70 ans pourra bénéficier sans difficulté d’un réparation tendineuse surtout à but antalgique.
Mais si ce patient âgé présente une rupture sans réelle gêne, il ne relèvera aucunement d’une chirurgie.

✅Compte tenu de l’aggravation connue, inéluctable et insidieuse vers la rétraction totale des ruptures tendineuses, chez la majorité des patients plus jeunes, il convient de protéger l’épaule et d’éviter la rétraction irréparable en opérant dès que possible une rupture de coiffe symptomatique. Le but est d’éviter l’omarthrose excentrée et la pose d’une prothèse inversée pour ces patients.

🔥🔥Toutes les douleurs d’épaules ne relèvent pas d’une consultation chirurgicale. Il faut une lésion avérée et douloureuse. Pas de précipitation mais une vigilance pour les ruptures transfixiantes de la coiffe des rotateurs

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Le langage silencieux de votre épaule

Votre élocution est une chose, mais bien avant d’avoir commencé à parler, vos épaules ont déjà tout dit, comme une carte de visite posturale.

✅ Regardez autour de vous:

  • celui qui arrive les épaules en avant, enroulées, porte déjà une attitude fermée, le retard dans ses mails, ses délais, ses angoisses: ➡️ JE SUBIS 
  • Celui qui s’assoit, les pieds bien ancrés dans le sol, laissant ses épaules redescendre, la poitrine en avant, le regard horizontal, envoie un  autre message: « je suis là et disponible » : ➡️ JE PILOTE 

✅ De fait, vos épaules racontent à votre insu:

  • Votre niveau de stress avec des trapèzes contractés, un rachis cervical verrouillé.
  • Votre ouverture cognitive selon l’orientation des épaules.
  • Votre niveau de confiance, avec l’attitude plus ouverte des épaules ou non.

✅ Mais ce qui est important également c’est le côté bidirectionnel  du langage: 

  • votre état intérieur influence votre posture, mais ajuster votre posture influence cette intériorité qui est la vôtre.

‼️ On parle de burn-out mental, mais vos épaule signalent un BURN-OUT POSTURAL, sans crier mais en murmurant, par une raideur, une tension douloureuse, un épuisement chronique de la ceinture scapulaire.

Vos épaules vous envoient des signaux d’alerte concernant des heures au bureau sans pause, des sur-sollicitations et surentraînements après 40 ans.

➡️ « Vieillir ou durer » sera le dilemme.

L’athlète du bureau existe, c’est vous avec des épaules en première ligne: plus de 6h assis(e) devant une écran, tête penchée en avant, respiration réduite, fatigue plus rapide, concentration qui diminue.

🔑 La question à se poser: «  qu’est ce que mes épaules racontent de mon âge et la façon dont je veux vieillir? »

🟰 Vieillir est obligatoire, se figer est optionnel.

Vous avez une urgence ?

Vous avez un diagnostic récent de fracture de la clavicule ou de fracture de l’humérus, voire du coude, envoyez-nous votre radio ou les codes d’accés afin que nous puissions évaluer votre fracture et organiser une prise en charge le plus rapidement possible.