Instabilités gléno-humérales : diagnostic


La stabilisation primaire ou statique est assurée alors par des ligaments entre la tête humérale et le pourtour du labrum.
La stabilisation secondaire ou dynamique est musculaire avec la coiffe des rotateurs, et les muscles plus périphériques.
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La luxation traumatique souvent par chute ou mouvement forcé et contré au Hand-Ball, Rugby, entraine lors de la première luxation, une lésion du complexe labrum- ligament au niveau de la glène, appelée « lésion de Bankart » (photo ci-dessous droite).


La luxation par hyper laxité apparaît chez les jeunes filles vers 13 à 15 ans, dans un contexte d’entorses de chevilles ou de genoux associées. Ces luxations arrivent parfois sur des mouvements bénins, réductibles par les patientes elles-mêmes ou par un tier.
Subluxation :
Radiologique :
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1- Radiographie standard de face et profil de Lamy :
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Avant et après réduction afin de vérifier la position correcte de la tête humérale. On retrouve des encoches postéro-supérieures de la tête humérale et des lésions antéro-inférieures de glène (radiographie ci-dessous).
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2- Arthro-Scanner: examen déterminant dans le bilan.
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Il permet d’évaluer les fractures associées, les pertes osseuses sur la glène, l’encoche humérale, les lésions du labrum ++++ et donc poser l'indication chirurgicale et choisir la technique opératoire adaptée.
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3- IRM :
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Non nécessaire dans la plupart des cas, il visualise les lésions capsulo-ligamentaire, les lésions de Bankart, les tendons de la coiffe des rotateurs chez les patients de plus de 40 ans d’âge.
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Evolution :
Les lésions de Bankart cicatrisent rarement et l’épaule se luxe à nouveau quant le bras est en rotation externe et abduction.
Plus le patient sera jeune, plus le taux de récurrence augmentera : Avant 25 ans, le taux est de 90 à 100%. Car les ligaments sont forts et élastiques, et c’est essentiellement leur insertion sur la glène qui se rompt et qui ne cicatrisera pas.
Plus la luxation se répétera, plus on observera des lésions osseuses sur la glène lors du passage de la tête humérale en avant, entrainant alors par usure ou fracture, une possibilité encore plus facile de glissement de la tête humérale et donc de luxation.
Chez les patients plus âgé et au delà de 40 ans, les récidives se raréfient, mais les lésions associées augmentent : lésion des tendons de la coiffe des rotateurs.
Après 60-70 ans, des lésions neurologiques (paralysie du nerf axillaire) sont fréquentes.
Les luxations par hyper laxité créent moins de dommages.